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lundi 24 avril 2017

Samedi 22/04 – Le Zenith (Dijon) – Placebo + Last Train


Sept ans et demi après son dernier passage dans la Côte d’Or, Placebo était de retour au Zénith de Dijon ce samedi 22 avril, dans le cadre de sa tournée anniversaire 20 Years Of Placebo, accompagné des prometteurs Last Train, qui étaient leurs invités pour ce deuxième leg de la tournée française.

LAST TRAIN

Après avoir introduit sa (courte) prestation par la nocturne 9 de Chopin, le quatuor mulhousain  démarre le concert assez calmement, avec Weathering, titre éponyme de son premier album (Lire ma chronique de Weathering). L’accueil du public est assez discret – sûrement parce qu’il s’agit d’un titre assez complexe, pas forcément accessible dès la première écoute - mais les énergiques Cold Fever, puis Way Out, réveillent la foule. Fire, l’une des pièces maîtresses du groupe, et le psychédélique Leaving You Now – rappelant sensiblement l’époque Passover des Black Angels ainsi que les sonorités de Black Rebel Motorcycle Club – ponctuent cette demi-heure d’ouverture. Une prestation généreuse, portée par la frénésie de son leader, Jean-Noël Scherrer, qui enchaîne avec brio riffs lourds et tranchants, bien aidé par ses trois acolytes Julien Peultier (guitare), Timothée Gérard (basse) et Antoine Bashung (batterie), tous aussi impliqués et efficaces avec leurs instruments respectifs. Alors, évidemment, pour avoir leur place dans la cour des grands, ces quatre jeunes gars ont encore du travail à faire, mais comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, ils font assurément partie des meilleurs espoirs parmi les groupes français. Me voilà déjà impatient de les revoir en live.

Note : 7.5/10

Setlist : 
Weathering
Cold Fever
Way Out
Fire
Leaving You Now

Crédit photo : Marie Pottier 


PLACEBO 
20h54, les lumières s’éteignent, et c’est le grand écran central qui prend le relais, avec la diffusion du clip d’Every You Every Me, un grand classique de Placebo, suivi d’une rétrospective rapide des 20 ans de carrière des britanniques. Qui dit tournée anniversaire dit tournée de fans. Et forcément, cela peut déstabiliser les spectateurs surtout adeptes des tubes du groupe. Car hormis Pure Morning, qui a lancé le set de brillante manière, Special Needs, single issu de Sleeping With Ghosts, et Twenty Years, présentée dans une nouvelle version, il aura fallu attendre une bonne heure et quart pour entendre les hits – soit la fin de la partie « mélancolique », dixit Brian Molko -. For What It’s Worth, Slave To The Wage, Special K, Song To Say Goodbye et The Bitter End font danser une bonne partie du zénith, avant deux rappels survitaminés, composés de Teenage Angst, Nancy Boy, Infra-Red et Running Up That Hill
En tant que grand fan de Placebo, j’ai forcément apprécié la setlist, même s’il s’agissait de la même que celle qui était déjà proposée lors du premier leg de la tournée française. Quant à la prestation, elle fut fort satisfaisante, grâce, notamment, à un Brian Molko en forme et visiblement heureux d’être là. Les premiers rangs de la fosse, particulièrement réceptifs, ont apprécié les lignes de basse ainsi que les riffs de guitare inspirés de Stefan Olsdal, sans oublier l’excellent travail de Fiona Brice, qui avec ses arrangements de violon, donne encore plus de profondeur à l’ensemble. Matt Lunn, Nicolas Gavrilovic et Bill Lloyd ont, eux aussi, fait le job, mais il est regrettable de ne pas les voir plus se mettre en avant. Les plus critiques pourront aussi reprocher au groupe de trop enchaîner les titres, sans vraiment prendre le temps de communiquer avec l’auditoire. En ce qui me concerne, c’est une vive satisfaction, car les dernières tournées furent moins convaincantes.


Note : 8.25/10

Setlist : 
Pure Morning
Loud Like Love
Jesus’ Son
Soulmates
Special Needs
Lazarus
Too Many Friends
Twenty Years
I Know 
Devil In The Details
Space Monkey
Exit Wounds
Protect Me From What I Want
Without You I’m Nothing
36 degrees (Version 2016)
Lady Of The Flowers
For What It’s Worth
Slave To The Wage
Special K
Song To Say Goodbye
The Bitter End

Teenage Angst (Slow Version)
Nancy Boy
Infra-Red

Running Up That Hill (Kate Bush Cover)

Pour ceux qui regrettent de ne pas encore avoir vu Last Train et Placebo, sachez que les deux groupes sont à l’affiche de nombreux festivals français cet été. Et si vous voulez voir les deux ensemble, rendez-vous à Landerneau le samedi 12 août, où seront aussi présents Marilyn Manson, Trust et Mat Bastard (ex-leader de Skip The Use). 

lundi 10 avril 2017

Last Train – Weathering


L’album à écouter en ce début avril, c’est Weathering, le premier opus de Last Train. Auteur de deux excellents EP, le groupe mené par Jean-Noël Scherrer et Julien Peultier a bâti sa réputation grâce à ses prestations live de haute volée. Aussi efficaces dans les petites salles et festivals, qu’en première partie de grands noms comme Muse et Johnny Hallyday, les Last Train figurent déjà parmi les meilleurs espoirs de relève en matière de rock français. La sortie de cet opus, très attendue, va certainement leur permettre de gravir encore quelques échelons.  

Les surpuissantes Dropped By The Doves et Never Seen The Light ouvrent l’album en beauté. Le message est clair : au diable l’électronique, et en avant les guitares. Pas de doute, on a affaire à du rock n’roll, du vrai ! Au fil des chansons, le quatuor ne renie pas ses influences – De Black Rebel Motorcycle Club (Never Seen The Light) à Queens Of The Stone Age (Way Out), en passant par The Hives (Golden Songs) et Led Zeppelin (Time) – sans pour autant tomber dans la pale copie. La touche du groupe se fait d’ailleurs ressentir sur tous les morceaux, ce qui donne une réelle cohérence à l’ensemble. Cold Fever, déjà présente sur The Holy Family, est une bombe, qui ne devrait avoir aucun mal à cartonner sur les ondes FM, tandis que Golden Songs et House Of The Moon sont des balades agréables. Jane (quasiment 8 minutes) et Fire (plus de 6 minutes 30), déjà présentes sur l’EP précité, sont deux pièces maîtresses, qui témoignent la surprenante maturité de ce jeune groupe. Sans oublier Weathering, qui clôt la galette dans un déluge de basse et batterie, surplombé par un imposant solo de guitare, rappelant l'esprit de Muse. 


À n’en pas douter, Last Train va rapidement intégrer l’élite. Si vous ne voulez pas passer à côté de quelque-chose, allez les voir en live. Je les ai vus en première partie de Muse, c'était une claque, si bien que je retourne les voir deux fois cette année. De nombreuses dates sont au programme, un peu partout en France.

Note : 7.5/10